ProzacParade
journal pas régulier d'un gay parfois triste parfois gai.
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J'ai menti à la psy. Je lui ai menti. A elle comme j'ai menti à
d'autres. De peur de la vérité, bien sûr, humiliante pour moi, perçue
comme telle. Je lui ai dit que je versais 150 euros par mois à ma mère.
C'est 60. Ai-je honte ? Oui. Non.
J'ai menti à la psy. Ce n'est pas la première fois. Il semble qu'elle ne comprenne pas, ou ne veuille, ou moi que je ne veuille pas non plus, comprendre ce que je cherche : des solutions, pour me sortir de mon inertie. Et voilà que, BAM!, elle me ressort son argument-massue : ou je m'en sors, ou on envisage une procédure de classement comme adulte handicapé, et bam, 700 euros par mois, à vie, et on on n'en parle plus. "Histoire de classer le pb vite fait", comme dirait Christine Angot. Jamais. Jamais je ne ferai cela,jamais je n'admettrai que je suis (peut-être handicapé), jamais je n'irai dans ce sens. J'ai des difficultés, à émerger, à sortir, à trouver ma voie. Oui, ça fait bientôt 4 ans que je suis au chômage, en dépression dure mais ça va mieux. Mais jamais, JAMAIS de ma vie entière, jusqu'à mon dernier souffle, je ne ferai la moindre démarche pour me faire classer comme handicapé. Je préfère être suivi et sédaté / médicamenté à vie mais travailler, gagner ma vie, du fric, MON fric, y parvenir, un jour que de renoncer à l'espoir de m'en sortir. Alors : JAMAIS.
Parce que c'est ÇA ce que ça veut dire, ce qu'elle veut dire : si vous vous faites classer handicapé, si je vous fais classer handicapé, si vous accepter que je vous fasse classer handicapé (etc.), vous renoncer à l'espoir de normaliser ne serait-ce qu'u tout petit peu votre vie.
Ma mère. Je lui ai ai parlé de ses derniers déboires. Encore. Les dernières conneries à l'ordre du jour. Après les 3 ou 4 expulsions pour loyers, les avis et lettres d'huissiers, les lettres cachées, fouillées, volées, décachetées en sauvage... Après les confessions de mon père (meurs, bâtard, au passage, ça c'est pour toi), même pour ce qu'elles valent
Ma mère : elle recommence, ses coups de fil, les conversations à voix, m'obligeant à écouter, collé discrètement derrière les portes. Les mots volent, les mêmes qui lui servent à se dédouaner, vis-à-vis d e moi, et du mon de, de son inconscience. OK, je veux bien croire que ton loyer a considérablement augmenté, que tes charges fixes aussi, que la bouffe, l'EDF, etc. consomme quasiment la majorité de ta retraite. Mais il faudra quand même que tu m'expliques pourquoi tu as repris trois (plus peut-être, je n'ai pas vérifié fouillé depuis, trop démoralisant) credits-revolving, à hauteur totale de plus de 13 000 euros, et pour EN FAIRE QUOI ? Et qu'est-ce que c'est que CETTE RECONNAISSANCE DE DETTES de 1 500 euros que j'ai vue hier, quand tu étais aux WC ? Combien tu en as, des papiers comme ça, qui traînent, des Sofinco, des prêts personnels entre personnes physiques ?
Combien ?
Je n'ai pas de travail, je sais que suis une loque, une fainéasse et un chômeur inutile, je sais que je suis un paresseux et que je suis un cancer de la société, merci, merci aman, merci les gens, merci M. Wauquiez, merci je sais. Mais a-t-on un seul instant pensé à (ce) qui m'entourait, cet environnement de fous, de folles, que je dois gérer comme je peux, tant bien que mal ? plutôt mal, apparemment.
La psy m'a dit que les problèmes d'argent, liés à l'argent reflétaient souvent des difficultés ou des problèmes plus profonds chez les personnes, comme un masque. Je lui ai dit que ma mère fonctionnait comme ça, quelle avait vu, voyait, de temps en temps, un psy, tous les 4 ou 5 ans, puis qu'elle arrêtait, au bout d'une séance. Qu'on la questionne, la réponse tombe, unique, mécanique, robotique : "J'ai vu un psy. Y a rien, ça va, il m'a dit". Sauf que moi je crois pas qu'il y a rien. Des chromes partout à n'en plus finir, une compulsion vestimentaire et acheteuse à n'en plus finir, des fins de mois qui commencent parfois le 5, le fric que tu m'empruntes sur mon RSA, et en liquide s'il-vous-plaît, pas de chèque.
What's wrong with me? Whats's wrong with you? Le seul qui a vu le truc clairement, et il ne lui a pas fallu plus de 5 minutes dans un café à Montparnasse..., c'est bien cette ordure de Dimitri : "Tu sais que ta mère est folle ? - Je sais..."
Je n'en peux plus d'elle. Je n'en plus de cette famille de dingues. "M'extraire du cadre - Ma vie suspendue..."
Huit mois. Huit mois que je mens à ma sœur, que je ne lui dis rie. Pour ne pas l'inquiéter. Elle a déjà eu assez à faire avec ça par le passé, elle a déjà eu assez à gérer ses conneries par le passé, elle s'est déjà assez inquiété comme ça, elle lui a déjà assez crié dessus comme ça, elle a déjà assez pleuré comme ça, folle d'inquiétude pour elle. Elle a déjà eu assez de peine comme ça. Là, elle a eu son enfant, elle a le droit d'être heureusement, avec P. et O. Heureuse et un peu tranquille.
"Tu sais que ta mère est folle ? - Je sais..."
J'ai menti à la psy. Ce n'est pas la première fois. Il semble qu'elle ne comprenne pas, ou ne veuille, ou moi que je ne veuille pas non plus, comprendre ce que je cherche : des solutions, pour me sortir de mon inertie. Et voilà que, BAM!, elle me ressort son argument-massue : ou je m'en sors, ou on envisage une procédure de classement comme adulte handicapé, et bam, 700 euros par mois, à vie, et on on n'en parle plus. "Histoire de classer le pb vite fait", comme dirait Christine Angot. Jamais. Jamais je ne ferai cela,jamais je n'admettrai que je suis (peut-être handicapé), jamais je n'irai dans ce sens. J'ai des difficultés, à émerger, à sortir, à trouver ma voie. Oui, ça fait bientôt 4 ans que je suis au chômage, en dépression dure mais ça va mieux. Mais jamais, JAMAIS de ma vie entière, jusqu'à mon dernier souffle, je ne ferai la moindre démarche pour me faire classer comme handicapé. Je préfère être suivi et sédaté / médicamenté à vie mais travailler, gagner ma vie, du fric, MON fric, y parvenir, un jour que de renoncer à l'espoir de m'en sortir. Alors : JAMAIS.
Parce que c'est ÇA ce que ça veut dire, ce qu'elle veut dire : si vous vous faites classer handicapé, si je vous fais classer handicapé, si vous accepter que je vous fasse classer handicapé (etc.), vous renoncer à l'espoir de normaliser ne serait-ce qu'u tout petit peu votre vie.
Ma mère. Je lui ai ai parlé de ses derniers déboires. Encore. Les dernières conneries à l'ordre du jour. Après les 3 ou 4 expulsions pour loyers, les avis et lettres d'huissiers, les lettres cachées, fouillées, volées, décachetées en sauvage... Après les confessions de mon père (meurs, bâtard, au passage, ça c'est pour toi), même pour ce qu'elles valent
Ma mère : elle recommence, ses coups de fil, les conversations à voix, m'obligeant à écouter, collé discrètement derrière les portes. Les mots volent, les mêmes qui lui servent à se dédouaner, vis-à-vis d e moi, et du mon de, de son inconscience. OK, je veux bien croire que ton loyer a considérablement augmenté, que tes charges fixes aussi, que la bouffe, l'EDF, etc. consomme quasiment la majorité de ta retraite. Mais il faudra quand même que tu m'expliques pourquoi tu as repris trois (plus peut-être, je n'ai pas vérifié fouillé depuis, trop démoralisant) credits-revolving, à hauteur totale de plus de 13 000 euros, et pour EN FAIRE QUOI ? Et qu'est-ce que c'est que CETTE RECONNAISSANCE DE DETTES de 1 500 euros que j'ai vue hier, quand tu étais aux WC ? Combien tu en as, des papiers comme ça, qui traînent, des Sofinco, des prêts personnels entre personnes physiques ?
Combien ?
Je n'ai pas de travail, je sais que suis une loque, une fainéasse et un chômeur inutile, je sais que je suis un paresseux et que je suis un cancer de la société, merci, merci aman, merci les gens, merci M. Wauquiez, merci je sais. Mais a-t-on un seul instant pensé à (ce) qui m'entourait, cet environnement de fous, de folles, que je dois gérer comme je peux, tant bien que mal ? plutôt mal, apparemment.
La psy m'a dit que les problèmes d'argent, liés à l'argent reflétaient souvent des difficultés ou des problèmes plus profonds chez les personnes, comme un masque. Je lui ai dit que ma mère fonctionnait comme ça, quelle avait vu, voyait, de temps en temps, un psy, tous les 4 ou 5 ans, puis qu'elle arrêtait, au bout d'une séance. Qu'on la questionne, la réponse tombe, unique, mécanique, robotique : "J'ai vu un psy. Y a rien, ça va, il m'a dit". Sauf que moi je crois pas qu'il y a rien. Des chromes partout à n'en plus finir, une compulsion vestimentaire et acheteuse à n'en plus finir, des fins de mois qui commencent parfois le 5, le fric que tu m'empruntes sur mon RSA, et en liquide s'il-vous-plaît, pas de chèque.
What's wrong with me? Whats's wrong with you? Le seul qui a vu le truc clairement, et il ne lui a pas fallu plus de 5 minutes dans un café à Montparnasse..., c'est bien cette ordure de Dimitri : "Tu sais que ta mère est folle ? - Je sais..."
Je n'en peux plus d'elle. Je n'en plus de cette famille de dingues. "M'extraire du cadre - Ma vie suspendue..."
Huit mois. Huit mois que je mens à ma sœur, que je ne lui dis rie. Pour ne pas l'inquiéter. Elle a déjà eu assez à faire avec ça par le passé, elle a déjà eu assez à gérer ses conneries par le passé, elle s'est déjà assez inquiété comme ça, elle lui a déjà assez crié dessus comme ça, elle a déjà assez pleuré comme ça, folle d'inquiétude pour elle. Elle a déjà eu assez de peine comme ça. Là, elle a eu son enfant, elle a le droit d'être heureusement, avec P. et O. Heureuse et un peu tranquille.
"Tu sais que ta mère est folle ? - Je sais..."
0 / 1 (AAH) [ pour Joueb, 10/02/2011=2, 18h35]
Ecrit par Prozac Parade, le Vendredi 10 Février 2012, 20:23 dans la rubrique Actualités.
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Commentaires :
Re:
Merci pour l'information. Et on m'a aussi dit que le taux maximum de 700 euros / mois était rarissime à obtenir.
De toute façon, il n'en pas question. Je préfère changer de psy pour en trouver un-e qui m'aidera, comprendra mes attentes et m'aidera à les atteindre plutôt que de prendre ça comme argent comptant et me conforter dans cet attentisme passif et pesant où je suis englué et me débats depuis si longtemps, malgré tout. Et, par ailleurs, tant qu'il me restera un souffle de vie, JAMAIS je n'accepterai un tel procédé, une telle sentence, une telle sanction, une telle PEINE DE MORT : jusqu'à mon dernier souffle, je préférerais me battre pour changer, apprendre, réapprendre, me modifier et modifier mon comportement, jusqu'à mon dernier souffle, pour rejoindre le monde des vivants dont je me suis éloigné mais qui m'intéresse. Malgré mon pessimisme naturel. Parce que les gens sont intéressants.
De toute façon, il n'en pas question. Je préfère changer de psy pour en trouver un-e qui m'aidera, comprendra mes attentes et m'aidera à les atteindre plutôt que de prendre ça comme argent comptant et me conforter dans cet attentisme passif et pesant où je suis englué et me débats depuis si longtemps, malgré tout. Et, par ailleurs, tant qu'il me restera un souffle de vie, JAMAIS je n'accepterai un tel procédé, une telle sentence, une telle sanction, une telle PEINE DE MORT : jusqu'à mon dernier souffle, je préférerais me battre pour changer, apprendre, réapprendre, me modifier et modifier mon comportement, jusqu'à mon dernier souffle, pour rejoindre le monde des vivants dont je me suis éloigné mais qui m'intéresse. Malgré mon pessimisme naturel. Parce que les gens sont intéressants.
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Je suis assez étonnée que ta psy te propose cette solution parce qu'à ce que j'en sais, l'AAH est très difficile à obtenir.